Toutes les technologies. Une seule marque.
Sept technologies de compression et de traitement d'air, sélectionnées pour leurs performances réelles en industrie. Pour chaque besoin — usage continu, usage intermittent, air ultra-pur, pression haute, débit massif — il existe une technologie adaptée. Voici comment elles fonctionnent, ce qu'elles font bien, ce qu'elles font moins bien.
Compresseurs à vis lubrifiés.
Le cheval de bataille de l'industrie. Deux rotors hélicoïdaux contra-rotatifs compriment l'air dans une chambre étanchéifiée par injection d'huile. L'huile assure aussi le refroidissement et la lubrification des paliers. C'est la technologie la plus répandue pour la production d'air comprimé en service continu, sur la plage 4 à 350 kW.
- Débit constant et stable sans pulsation
- Roulements heavy-duty : durée de vie 80 000 à 100 000 h
- Bloc vis (air-end) : durée de vie typique 200 000 h
- Séparateur huile multi-étages : résiduel < 3 ppm
- Filtration entrée d'air 99,5 % à 0,01 µm
- Moteur classe F, IP55, +5 à 7 % d'efficacité vs standard
- Variantes VSD à aimants permanents : −30 à −35 % conso à charge fluctuante
- Air contient des traces d'huile (filtration aval requise)
- Maintenance huile + filtres tous les 4 000 à 8 000 h
- Sensible à la qualité de l'environnement (poussière, humidité)
Compresseurs à vis sans huile.
Pour les process où aucune trace d'huile n'est tolérée. Deux variantes : la version sèche (rotors revêtus PTFE sans contact, sans huile dans la chambre de compression) et la version à injection d'eau (l'eau remplace l'huile pour l'étanchéité et le refroidissement). L'air produit est conforme ISO 8573-1 Classe 0 — zéro contamination huile.
- Air ISO 8573-1 Classe 0 — zéro huile certifié (conforme pharmacopée)
- Revêtements PTFE haute température sur rotors sans contact
- Étanchéité dynamique sans friction : pas d'usure mécanique
- Intercooler intégré entre étages compression (refroidi air ou eau)
- Pas de filtration huile aval requise (coûts maintenance −40 %)
- Compatible normes FDA, HACCP, GMP Annex 1
- Version injection d'eau : compression quasi-isotherme, rendement excellent
- Investissement initial 50 à 100 % supérieur au lubrifié
- Maintenance plus technique (revêtements, joints spécifiques)
- Plage de puissance plus réduite (typique 7,5 à 250 kW)
Compresseurs à vis bi-étagés.
Notre force. La compression se fait en deux étapes successives, avec un refroidissement intermédiaire entre les deux étages. Résultat : on se rapproche de la compression isotherme — le rendement théorique maximum. Sur une utilisation continue (16 à 24 h/j), c'est la technologie la plus économe en énergie disponible aujourd'hui.
- Économie d'énergie 18 à 22 % vs single-stage à charge constante
- Jusqu'à −40 % conso totale avec VSD à aimants permanents
- Intercooler refroidi entre étages : gain 60 à 80 °C température
- Compression quasi-isotherme : rendement isentropique proche du théorique
- Charge des roulements réduite → durée de vie air-end doublée
- ROI typique < 24 mois sur usage continu 16-24 h/jour
- Solution de référence sur sites > 4 000 h/an de fonctionnement
- Investissement initial 15 à 25 % supérieur au single-stage
- Encombrement légèrement supérieur
- Pertinence économique liée aux heures de fonctionnement annuelles
Compresseurs à piston.
La technologie historique, toujours pertinente pour des usages bien précis. Un ou plusieurs cylindres avec piston en mouvement alternatif aspirent puis compriment l'air. Idéal pour les besoins intermittents, les petits débits, ou les très hautes pressions (jusqu'à 40 bar). Variantes oil-free disponibles (à membrane ou scroll) pour applications propres.
- Coût d'investissement le plus bas du marché
- Atteint les très hautes pressions (jusqu'à 40 bar)
- Excellent pour usage intermittent (démarrages fréquents)
- Maintenance simple, pièces accessibles
- Versions portables et monophasées disponibles
- Bruyant (vibrations + mouvement alternatif)
- Débit pulsé → réservoir tampon indispensable
- Rendement énergétique inférieur en service continu
- Durée de vie inférieure aux technologies rotatives
Compresseurs à palettes.
Une technologie souvent méconnue mais redoutablement fiable. Un rotor unique tourne dans un stator excentré ; des palettes coulissantes assurent les chambres de compression. Vitesse de rotation lente (1 480 rpm contre 3 000+ pour les vis), beaucoup moins de pièces mobiles, et aucun roulement principal à remplacer. La durée de vie réelle dépasse 25 ans.
- Durée de vie supérieure à 25 ans (≥ 100 000 h)
- 1 seul rotor → moins de pièces mobiles, plus de fiabilité
- Vitesse lente 1 480 rpm → usure minimale
- Coût de maintenance 50 à 70 % inférieur au vis sur 10 ans
- Capacité fonctionnement continu 24/7 sans pause
- Pas de roulements principaux à remplacer périodiquement
- Investissement initial plus élevé (qualité long terme)
- Réseau de techniciens spécialisés moins étendu
- Plage de puissance plus restreinte (typique 5,5 à 90 kW)
Sécheurs frigorifiques.
La technologie de séchage la plus répandue, suffisante pour 90 % des applications industrielles générales. L'air comprimé est refroidi par un cycle frigorifique jusqu'à environ +3 °C : l'eau condense, est évacuée, puis l'air réchauffe avant sortie. Simple, efficace, peu énergivore. Point de rosée garanti : +3 °C.
- Investissement et fonctionnement économique
- Maintenance minimale (fluide frigorigène + filtres)
- Faible consommation électrique (1 à 3 % du compresseur)
- Fiabilité prouvée, technologie mature
- Pas de consommation d'air comprimé (vs adsorption)
- Point de rosée limité à +3 °C (ne descend pas plus bas)
- Inadapté aux climats froids extérieurs (risque gel)
- Insuffisant pour pharma classe 1 ou réseaux longue distance
Sécheurs par adsorption.
Pour les applications où le point de rosée +3 °C n'est pas suffisant. Deux tours remplies d'adsorbant (alumine, gel de silice, tamis moléculaire) fonctionnent en alternance : pendant qu'une tour sèche l'air, l'autre se régénère. Point de rosée jusqu'à −70 °C. Variantes sans chauffage (heatless) ou avec micro-chauffage selon les besoins énergétiques.
- Point de rosée extrême : −40 °C ou −70 °C
- Indispensable pour pharma, électronique, agroalim critique
- Adapté aux climats froids extérieurs (pas de gel réseau)
- Air ultra-sec pour réseaux longue distance
- Variantes économes en énergie (micro-chauffage, heat-of-compression)
- Investissement initial supérieur au frigorifique
- Consommation d'air comprimé pour régénération (15 à 20 % pour heatless)
- Renouvellement adsorbant tous les 3 à 5 ans
- Encombrement supérieur (2 tours + tuyauterie)