Toutes les technologies. Une seule marque.
Les technologies de compression et de traitement d'air qui composent le catalogue. Pour chaque besoin - usage continu, usage intermittent, air ultra-pur, pression haute, débit massif - il existe une technologie adaptée. Voici comment elles fonctionnent, ce qu'elles font bien, ce qu'elles font moins bien, et les gammes où les trouver.
Notre ordre de préférence pour la Classe 0
Quand un cahier des charges écrit classe 0, CEZIUM propose une machine non lubrifiée, comme le métier l'entend : compresseur scroll jusqu'à 5 m³/min, compresseur à griffes de 2,3 à 8,6 m³/min, vis sèche ou centrifuge au-delà. Nous signalons aussi l'alternative que peu de fournisseurs mentionnent : un vis lubrifié suivi d'une chaîne de traitement délivre un air exempt d'huile pour un coût d'achat nettement inférieur, sans porter le label classe 0.
Dans le métier, classe 0 veut dire machine non lubrifiée. C'est la convention, et c'est ce qu'un cahier des charges attend quand il écrit classe 0 : nous proposons donc une machine sans huile. Techniquement, la norme ISO 8573-1 qualifie l'air au point d'utilisation et non le compresseur, si bien qu'un vis lubrifié suivi d'une filtration multi-étages et d'un sécheur par adsorption délivre un air exempt d'huile mesuré en réception. C'est une alternative réelle, moins chère à l'achat et bien meilleure en récupération de chaleur, mais elle ne vous donne pas une machine certifiée classe 0. Les deux méritent d'être connues ; ce sont vos documents qui tranchent.
| Rang | Technologie | Débit catalogue | Puissance | Classe 0 | Chaleur récupérable | Coût d'achat |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 01 | Compresseur scroll (spirale) | 0,3 à 4,96 m³/min | 2,2 à 45 kW | Machine non lubrifiée | Faible | Modéré |
| 02 | Compresseur à griffes | 2,3 à 8,6 m³/min | 15 à 55 kW | Machine non lubrifiée | Faible | Élevé |
| 03 | Vis sèche | 6,8 à 43 m³/min | 45 à 250 kW | Machine non lubrifiée | Limitée | Très élevé |
| 04 | Compresseur centrifuge | 48 à 3 000 m³/min | 198 à 12 055 kW | Machine non lubrifiée | Élevée | Très élevé |
| 05 | Vis lubrifié + chaîne de traitement | 0,95 à 44 m³/min | 5,5 à 250 kW | Air traité, sans label | Élevée | Bas |
Débits et puissances relevés sur le catalogue CEZIUM, technologies sans huile et vis lubrifié à vitesse variable. Le coût d'achat est donné en rangs relatifs, à débit comparable.
- 01
Compresseur scroll (spirale)
Jusqu'à 5 m³/minLe premier réflexe sous 5 m³/min : sans huile par conception, silencieux, compact. C'est le bon format pour un laboratoire, un cabinet dentaire ou une petite production.
Voir les 13 modèles au catalogue - 02
Compresseur à griffes
2,3 à 8,6 m³/minAu-dessus du scroll et jusqu'à 8,6 m³/min. Les rotors ne se touchent jamais : pas de frottement dans la chambre, usure minimale, classe 0 certifiée TÜV. Au-delà, on met plusieurs unités en batterie.
Voir les 14 modèles au catalogue - 03
Vis sèche
7,8 à 46 m³/min, gros débitsLa réponse aux gros débits quand le cahier des charges écrit classe 0. Nous disons aussi sa contrepartie : elle coûte cher à l'achat et se prête mal à la récupération de chaleur. Si vos documents parlent d'air exempt d'huile plutôt que de machine certifiée, la marche précédente mérite d'être chiffrée en parallèle.
Voir les 20 modèles au catalogue - 04
Compresseur centrifuge
À partir de 48 m³/minRéservé à la charge de base continue des très gros sites, là où aucune vis ne tient le débit dans une seule machine.
Voir les 11 modèles au catalogue - 05
Vis lubrifié + chaîne de traitement
Alternative, au-delà de 8,6 m³/minL'alternative, quand votre cahier des charges demande un air exempt d'huile et non une machine certifiée : filtration multi-étages et sécheur par adsorption derrière un vis lubrifié, avec mesure de réception au point d'utilisation. Coût d'achat nettement inférieur, et la chaleur de compression se récupère sur le circuit d'huile, ce qu'une machine sèche fait mal. À écarter si vos documents écrivent classe 0.
Voir les 33 modèles au catalogue
Chaque principe, et les gammes qui le portent.
Comprimer, sécher, filtrer ou faire le vide : deux phrases pour chaque principe, puis les gammes où il se trouve, avec leur plage de débit calculée sur le catalogue.
Vis lubrifiée
140 machinesDeux rotors hélicoïdaux compriment l'air en continu, dans une chambre où l'huile assure l'étanchéité, le refroidissement et la lubrification. C'est la machine de base de l'industrie, et la moins chère à l'achat à débit égal.
Section détaillée ↓Vis sans huile
56 machinesLes mêmes rotors, mais sans aucune huile dans la chambre : à sec avec des engrenages de synchronisation, ou avec de l'eau injectée qui fait l'étanchéité. L'air produit est classe 0 par construction.
Section détaillée ↓Palettes
68 machinesUn rotor excentré dont les palettes coulissent et balaient le stator : une seule pièce tourne, lentement, ce qui tient longtemps. Le même principe sert à comprimer l'air et, en inversant le sens du travail, à faire le vide.
Spirale (scroll)
13 machinesDeux spirales imbriquées, l'une fixe, l'autre en orbite : le volume d'air se réduit de la périphérie vers le centre, sans contact ni huile. Silencieux, sans vibration, et limité aux petits débits.
Griffes
14 machinesDeux rotors en forme de griffe qui ne se touchent jamais, tenus par des engrenages de synchronisation. Classe 0 certifiée par essai, dans la plage qui commence là où le scroll s'arrête.
Turbo (centrifuge)
11 machinesL'air n'est pas enfermé puis réduit : il est accéléré par une roue à très grande vitesse, puis ralenti, et c'est ce ralentissement qui le comprime. Réservé aux très gros débits continus.
Piston haute pression
38 machinesUn piston, des clapets, plusieurs passages successifs : c'est la seule voie du catalogue vers la très haute pression, jusqu'à 500 bar. Le débit y compte moins que la pression atteinte.
Section détaillée ↓Piston sec
14 machinesUn piston sans huile dans la chambre, en deux ou trois étages refroidis par air : il part de l'air ambiant et atteint 30, 40 ou 60 bar en une seule machine. L'alternative au surpresseur quand aucun réseau basse pression n'existe.
Diesel autonome
53 machinesUn bloc de compression entraîné par un moteur diesel au lieu d'un moteur électrique : l'air se produit là où il n'y a pas de courant. Chantier, carrière, secours d'une installation fixe.
Surpresseur
22 machinesIl ne part pas de l'air ambiant : il reprend l'air déjà comprimé du réseau et le pousse plus haut. On ne surcomprime ainsi que la fraction qui en a besoin, au lieu de monter tout le réseau en pression.
Ensemble intégré
38 machinesCompresseur, sécheur, filtration et réservoir dans un seul châssis, raccordés et réglés en usine. Une seule arrivée électrique, une seule sortie d'air, et rien à dimensionner entre les organes.
Sécheur frigorifique
75 machinesL'air est refroidi jusqu'à quelques degrés au-dessus de zéro : l'eau qu'il ne peut plus porter se condense et part à la purge. Point de rosée +2 à +10 °C, le bon niveau pour un réseau intérieur.
Section détaillée ↓Sécheur par adsorption
49 machinesDeux colonnes de tamis moléculaire en alternance : l'une sèche, l'autre se régénère. Point de rosée -40 à -70 °C, pour les réseaux qui passent dehors et les procédés qui exigent un air vraiment sec.
Section détaillée ↓Sécheur à membrane
12 machinesUn faisceau de fibres creuses laisse sortir la vapeur d'eau plus vite que l'air. Ni électricité, ni pièce mobile, ni bruit : le séchage d'un point d'usage, payé en air de balayage.
Filtration
63 machinesDes étages en cascade, du plus grossier au plus fin : particules, aérosols d'huile par coalescence, puis vapeurs par adsorption sur charbon actif. C'est l'ordre qui fait la qualité, pas la finesse du dernier filtre.
Purge des condensats
14 machinesTout point bas accumule de l'eau, et la purge l'évacue sans qu'on y pense. À flotteur, temporisée ou à détection de niveau : seule la dernière ne jette pas d'air comprimé au passage.
Traitement des condensats
18 machinesCe qui sort des purges d'un compresseur lubrifié est une émulsion d'eau et d'huile, pas de l'eau. Décantation puis adsorption la ramènent à 15 mg/L d'huile avant rejet.
Azote et oxygène PSA
67 machinesL'air comprimé traverse un adsorbant qui retient un gaz et laisse passer l'autre, en alternance sur deux colonnes. Le site produit son azote ou son oxygène au lieu de le faire livrer.
Séparation membranaire
20 machinesDes fibres creuses à perméation sélective séparent les gaz de l'air sans aucune pièce mobile. Même principe que le sécheur à membrane, appliqué cette fois à la production d'azote.
Réservoir d'air
32 machinesIl amortit les variations de demande, stabilise la pression et laisse décanter les condensats. Son vrai effet est ailleurs : il espace les démarrages du compresseur, donc son usure.
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Compresseurs à vis lubrifiés.
Le cheval de bataille de l'industrie. Deux rotors hélicoïdaux tournent en sens inverse et compriment l'air dans une chambre où l'on injecte de l'huile : elle assure l'étanchéité entre les rotors, emporte la chaleur de compression et lubrifie les paliers. C'est la technologie la plus répandue en service continu ; au catalogue, de 3,7 à 250 kW.
- Débit continu, sans pulsation
- Roulements donnés pour 80 000 à 100 000 h
- Bloc vis de 3ᵉ génération à profil de rotor asymétrique
- Séparateur air/huile : huile résiduelle inférieure à 3 ppm
- Moteur IP55
- Versions à variateur et aimants permanents : le débit suit la demande, sans heures à vide
- De l'huile passe dans l'air : sécheur et filtration en aval selon l'usage
- Vidange et filtres à intervalles réguliers
- Craint un local chaud ou poussiéreux
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Compresseurs à vis sans huile.
Pour les procédés où l'air touche le produit. Deux familles : la vis sèche, dont les rotors ne se touchent pas et tournent sans aucun fluide dans la chambre, et la vis à injection d'eau, où l'eau remplace l'huile pour l'étanchéité et le refroidissement. Aucune huile dans la chambre de compression : c'est la classe 0 telle que le métier l'entend.
- Aucune huile dans la chambre de compression
- Classe 0 (ISO 8573-1) et FDA indiqués sur chaque fiche
- Vis sèche : rotors sans contact, synchronisés par engrenages, de 45 à 250 kW
- Injection d'eau : l'eau refroidit pendant la compression, de 5,5 à 220 kW
- Pas d'huile à séparer ni à retraiter dans les condensats
- Machine plus complexe, plus coûteuse à l'achat que la vis lubrifiée
- Vis sèche : mécanique exigeante, souvent en deux étages
- Pas de petite vis sèche : en dessous de 45 kW, injection d'eau ou scroll
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Compresseurs à vis bi-étagés.
Notre force. La compression se fait en deux étages, avec un refroidissement entre les deux : on se rapproche de la compression isotherme, celle qui demande le moins d'énergie. C'est en marche continue, 16 à 24 h par jour, qu'il économise le plus ; il reste intéressant avec moins d'heures, dès que l'énergie compte.
- Économie d'énergie de l'ordre de 10 % face à la version standard à charge constante
- Le variateur à aimants permanents ajoute son gain quand la charge varie
- Refroidissement intermédiaire entre les deux étages
- Chaque étage travaille avec un taux de compression plus faible
- De 22 à 250 kW, jusqu'à 15 bar
- Investissement plus élevé que la version standard
- Encombrement un peu supérieur
- Le gain annuel grandit avec les heures de marche
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Compresseurs à piston.
Là où la vis ne va pas : les hautes pressions. Un piston comprime l'air dans un cylindre ; en enchaînant plusieurs cylindres refroidis entre eux, on atteint des pressions qu'aucune vis n'atteint. Au catalogue : piston sec, sans huile, de 30 à 60 bar, et piston haute pression à 300 ou 500 bar, pour de petits débits, de 0,08 à 2,4 m³/min.
- Les plus hautes pressions du catalogue : 300 et 500 bar
- Piston sec de 30 à 60 bar, sans huile dans la chambre
- Petits débits : de 0,08 à 2,4 m³/min
- Supporte les démarrages fréquents d'un usage intermittent
- Débit pulsé : un réservoir tampon s'impose
- Plus bruyant et vibrant qu'une machine rotative
- Moins économe qu'une vis en service continu
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Compresseurs à palettes.
Un rotor unique tourne dans un stator excentré ; des palettes coulissantes forment les chambres de compression. Le rotor est entraîné en direct, vers 1 450 tr/min, avec peu de pièces en mouvement, et les palettes glissent vers le stator à mesure qu'elles s'usent : l'étanchéité, donc le rendement, se maintient avec les heures.
- Palettes qui gardent l'étanchéité en s'usant : le rendement ne baisse pas avec les heures
- Un seul rotor, peu de pièces en mouvement
- Rotor en prise directe vers 1 450 tr/min, sans multiplicateur
- Arrêts et redémarrages fréquents acceptés
- Versions silencieuses, à variateur, sur réservoir, intégrées et embarquées
- De 4 à 110 kW : au-delà, la vis prend le relais
- Débits plus modestes : jusqu'à 21 m³/min
- Machine lubrifiée : sécheur et filtration en aval selon l'usage
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Sécheurs frigorifiques.
La technologie de séchage la plus répandue, suffisante pour la plupart des usages industriels. L'air comprimé est refroidi par un circuit frigorifique : l'eau condense et est purgée, puis l'air se réchauffe avant de repartir. Au catalogue, point de rosée de +2 à +10 °C selon le modèle, de 0,7 à 400 m³/min.
- Ne consomme pas d'air comprimé
- Technologie simple et éprouvée
- Entretien léger : condenseur propre, purge qui fonctionne
- Versions haute température et refroidies par eau
- Point de rosée au-dessus de 0 °C : ne protège pas un réseau exposé au gel
- Insuffisant quand un procédé exige un air très sec
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Sécheurs par adsorption.
Quand un sécheur frigorifique ne suffit pas. Deux colonnes remplies d'adsorbant travaillent en alternance : pendant que l'une sèche l'air, l'autre se régénère. Point de rosée de −40 °C, jusqu'à −70 °C selon le modèle. Version sans chaleur, régénérée par une partie de l'air sec, ou version chauffée, qui en consomme moins.
- Point de rosée de −40 °C, jusqu'à −70 °C
- Protège les réseaux exposés au gel
- Pour la pharmacie, l'électronique et l'agroalimentaire sensible
- Version chauffée : 3 % d'air de purge au plus, contre 6 % sans chaleur
- Consomme de l'air comprimé pour se régénérer
- Adsorbant à renouveler
- Plus encombrant qu'un sécheur frigorifique