Les deux sont des machines lubrifiées qui livrent un débit continu. La vis est la machine de l'industrie : de 3,7 à 250 kW, elle monte aux gros débits et se décline en vitesse variable et en bi-étagé. La palette tourne lentement sur un seul rotor, en prise directe : de 4 à 110 kW, elle accepte les démarrages répétés, garde son rendement avec les heures et se fait silencieuse dans son capot.
Pour une usine qui consomme beaucoup et longtemps, la vis. Pour un atelier à marche intermittente, ou une machine qui vit près des gens, la palette. Dans les deux cas, si la demande varie dans la journée, la version à variateur.
Partout où l'air ne touche pas le produit : atelier, mécanique, chantier, énergie, plasturgie, la plupart des lignes d'assemblage. L'huile injectée dans le bloc assure l'étanchéité, évacue la chaleur et lubrifie les paliers ; c'est ce qui rend la machine moins chère à l'achat, robuste, et connue de tous les mainteneurs.
Dès que l'air entre en contact avec un aliment, un médicament ou un composant électronique, la question change de nature. Le métier a tranché : classe 0 veut dire machine non lubrifiée. Lisez alors la page des compresseurs non lubrifiés avant de dimensionner quoi que ce soit.
Deux chiffres ouvrent le catalogue : le débit à fournir en m³/min et la pression utile en bar. Le débit se mesure au point d'usage, fuites comprises ; d'après le département américain de l'Énergie, un réseau sans programme de détection perd souvent 20 à 30 % de son débit dans les fuites. La pression se règle au plus juste : chaque bar de trop coûte environ 7 % d'énergie.
Le troisième chiffre est le profil de charge. Une demande plate toute la journée appelle une vitesse fixe ; une demande qui monte et descend appelle un variateur. Au catalogue : vis à vitesse fixe de 7,5 à 250 kW, vis VSD à aimants permanents de 7,5 à 250 kW, vis bi-étagées de 22 à 250 kW, basse pression 3 à 5 bar de 22 à 250 kW, monophasées de 3,7 à 9 kW, à palettes de 4 à 110 kW, tout-en-un avec sécheur et réservoir de 7,5 à 22 kW, diesel de chantier de 37 à 447 kW.
Une vis à vide absorbe encore 15 à 35 % de sa puissance sans rien produire, d'après le Sourcebook du département américain de l'Énergie. Sur une charge qui fluctue, un variateur à aimants permanents supprime ces heures à vide. Sur une charge plate, la vitesse fixe reste la plus simple et la moins chère à l'achat.
Le bi-étagé est la version haut rendement, pensée pour les économies d'énergie : environ 10 % d'énergie en moins qu'une vis standard, 6 à 11 % d'après la même source, et le gain le plus fort sur les grosses puissances qui tournent en continu. Sur une machine de 75 kW à 8 000 heures par an, l'écart se compte en dizaines de milliers de kilowattheures.
D'après le département américain de l'Énergie, l'électricité représente environ trois quarts du coût d'un compresseur sur dix ans ; l'achat et l'entretien se partagent le reste. C'est pourquoi le débit, la pression et le niveau sonore sont relevés machine par machine et publiés tels quels : c'est sur eux que se compare la puissance spécifique, pas sur une brochure.
La chaleur est le second levier : 80 à 93 % de l'électricité absorbée ressort en chaleur, dont 50 à 90 % est récupérable pour chauffer un atelier ou de l'eau de process. Une vis lubrifiée s'y prête bien, sa chaleur est portée par l'huile à une température utilisable.
Un réservoir dimensionné sur le débit, un sécheur frigorifique pour un point de rosée de +3 °C, une filtration adaptée à la classe d'air visée, un purgeur sur chaque point bas et un séparateur eau-huile pour les condensats. Chaque fiche modèle calcule ces compléments sur le débit de la machine ; le devis les chiffre avec elle.
Le catalogue répond en débit, pas en puissance : additionnez les consommations des outils, ajoutez une marge pour les fuites, choisissez la pression au plus juste, puis lisez le tableau de la gamme à cette pression. Le diagnostic de l'accueil fait ce calcul en trois questions.
Oui si la demande varie dans la journée, quelle que soit la puissance ; non si la machine tourne à plein la plupart du temps. Le gain vient des heures à vide que le variateur supprime : il est réel sur une charge qui varie, il fond sur une charge plate.
Trois ans de garantie machine, portée à cinq ans tant que l'installation reste supervisée par SEENTINEL ; si la supervision s'arrête, la garantie revient à trois ans. Pièces disponibles dix ans après la livraison, livrées sous 24 à 48 h en France métropolitaine.